Cristal Saga - Chapitre : A096
Cristal Saga
Personnage: Dalia
jour : 12, 21h00
Chapitre 96
Village Orc
        
     Dalia fut pratiquement soulagée lorsqu'elle aperçue le reflet des torches au travers de la sombre forêt. Un bruit de fond d'activité arriva pour confirmer le tout, ils arrivaient finalement aux portes de la ville des orcs, enfin selon ce qu'en disait Matéo. Elle en avait plus que mare d'être traîné dans ce carrosse de carcasse qui empestait la charogne. Mais la pire des choses, était son état d'immobilisation totale. Elle n'était pas devenue guerrière pour se faire charrier toute une journée dans un chariot chambrelans. Elle voulait de l'action, maintenant! Qu'on la place en plein centre d'un cercle d'orc, elle leur monterait de quoi elle était capable. Jamais de sa vie elle fut forcé à l'inactivé aussi longtemps, elle ne supportait pas de ne rien faire. Elle devait bouger, confié à l'immobilisation était la pire des tortures qu'elle pouvait imaginer. Mais peut-être aussi que son imagination n'avait pas encore eut beaucoup de temps pour se développer.
- {DAL}  Quand est-ce que l'on va combattre les orcs? demanda Dalia impatiente à un Matéo qui sommeillait.
- {MAT}  Heeee, jamais, je l'espère. On va se contenter de se sauver en douce sans attirer d'ennuie. D'accord?
     Mais qu'étais-ce donc ces manières de faire, se questionna Dalia surprise. Elle voulait sa revanche, et elle allait l'avoir. Fuir en douce n'était certainement pas un comportement digne d'une fière justicière. Si seulement elle prouvait briser ces liens.
- {DAL}  Peut-être que tu pourrais détacher mes liens? questionna Dailia en se tortillant sur les carcasses.
- {MAT}  Et pour quoi faire? Ils sont deux fois plus nombreux que lorsqu'ils nous ont abattu. Tu t'imagine que ce joli petit voyage t'a permis d'augmenter suffisamment tes talents de guerrière pour les vaincre cette fois? Contente-toi de faire comme je dis, et peut-être qu'avec un peu de chance, on s'en sortira vivant, expliqua Matéo en la ramenant à la réalité.
     C'est alors que transporté dans le chariot, ils franchirent le haut portail du village orc. Une série de torche éclairait l'impressionnante porte d'où s'étirait une longue palissade de bois qui entourait le village. Première constatation, l'odeur, ce village d'orc empestait la putréfaction à un niveau extrême. Et pour que l'odeur atteigne Dalia après une journée passé en compagnie de charmante carcasse, ce devait être du costaud. En se tournant sur sa gauche, Dalia arriva à voir par-dessus le chariot. Les bâtiments orcs étaient d'une construction des plus hétéroclite. Tous ce qui leur tombaient sur la main étaient sujet à être utilisé comme matériaux de construction, bois, pierre, terre, plante, tissus et même des os, d'animal espérait véritablement la jeune guerrière. Et l'assemblage des monuments défiait toute imagination. Le principe semblait toute fois assez simple, ajouter du matériel aléatoirement jusqu'à atteindre un minimum de stabilité. Certain bâtiment était si incliné, que Dalia avait peur de seulement passer à leur côté. Pour ce qui est de la fonction de chacune de ces constructions, Dalia n'en voyait qu'une, des ramasses-déchets. Le chariot s'arrêta brusquement quelque part au centre du village. Deux orcs arrivèrent. Sans ménagement ils tirèrent Matéo par terre et défirent les liens de ces jambes. Ca allait être à son tour maintenant. Dès qu'on lui défit le noeud, la jambe de Dalia parti droit sous la mâchoire du premier orc à proximité. Crack, quelques dents furent éjectées de leur position. Mais la jeune guerrière inexpérimentée constata à regret qu'il ne s'agissait pas de la bonne réaction. Un solide coup de bâton aux jambes lui fit lâcher un sincère crie de douleur. On la remit debout, et la força à avancer à boitillant. Il régnait un certain niveau d'activité au centre de la ville. Plusieurs orcs allaient et venaient en tous les sens dans un chahut généralisé. Certain ignoraient carrément les deux prisonniers, mais d'autre les évaluaient comme du bétail en exposition. Dalia commençait à avoir peur, dans quoi s'était-elle donc embourbé. Elle pensait de moins en moins à sa revanche et ne désirait plus qu'une chose, sortir de ce terrible village puant. Comme dans un rêve, Dalia se vit pousser au travers du village pour aboutir devant une cage de fer. Un solide coup dans les reins l'envoya à l'intérieur, ou le corps de Matéo amortis sa chute.
- {MAT}  Arrrrrr! gémit douloureusement Matéo.
     Dalia se dégagea, et vit une grande tâche de sang dans le dos compagnon.
- {DAL}  Ca va? demanda-t-elle inquiète.
- {MAT}  Ca pourrait aller mieux, si on ne me tombe plus dessus, réprima-t-il.
- {DAL}  Désolé...
- {MAT}  Ca va, ca va. Viens, je vais défaire tes liens.
     Quelques minutes plus tard ils étaient libres, enfin, en parlant de leurs mains. La cage où ils se trouvaient était fait de solide barreau d'acier et avait une hauteur d'environs un mètre sur un mètre et demi de large. Un peu exigu pour faire de l'exercice. Dalia éprouva la solidité de la porte, mais la serrure tenait bon, il n'y avait rien à redire. En donnant un coup de pied dans les barreaux, elle se tourna vers Matéo.
- {DAL}  Et maintenant, on fait quoi? On attend encore je suppose? demanda-t-elle sarcastiquement.
- {MAT}  Non, maintenant, on observe. Une fois que l'on aura repéré leurs habitudes, on sortira, expliqua tout naturellement Matéo en se redressant malgré la douleur.
- {DAL}  Et tu fais quoi de ces barreaux? On nous a retiré nos armes, spécifia Dalia furieusement.
- {MAT}  On les ronge avec nos dents, proposa un Matéo confiant.
     Dalia le regarda stupéfait. Elle tenta de repéré un signe de sarcasme ou de moquerie dans son visage, mais rien ne laissait à croire que son compagnon n'était pas sérieux. Il ne restait plus qu'à espérer une chose, soi que Matéo était un excellent comédien, ou alors qu'il était équipé d'un sacrée paire de dent.
    
   
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