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Filius remercia la présence d'un petit rocher avant de s'y assoire. Laissé seul par son compagnon qui était allé chercher à manger, Filius pouvait se permettre cette petite pause. D'ailleurs tout objet dont la hauteur dépassait celle de ces genoux, étaient pour Filius une invitation à prendre une pause. Et des pauses, il en avait prit. Apparemment Reis avait renoncé à emprunter la route, favorisant le déplacement dans l'ombre de la forêt. Décision qui n'aidait en rien Filius déjà affaibli et épuisé. Il lui semblait progresser à la vitesse d'une tortue. Chaque pas au travers de la végétation dense demandait des efforts supplémentaires. Si Xédriana maintenait un bon rythme de marche et qu'elle ne rencontrait pas d'obstacle, jamais ils pourraient la rattraper. C'était peine perdue, cette mission était vouée à l'échec. Reis de son côté, ne semblait ne pas avoir baissé les bras. Il marchait la tête haute d'un pas constant tout en soutenant bravement le fardeau que Filius était. Oui, dans cette aventure Filius n'était qu'un fardeau, un fardeau qui ne désirait qu'un peu de repos. À cet instant, une douce mélodie résonna dans les oreilles de Filius. Cette délicate musique étincelait d'une finesse infinie. C'était le genre de musique qui se rendait directement à l'âme et faisait vibrer toutes ses cordes. Filius se sentit du coup si détendu et calme, cette mélodie était une véritable oasis dans son état d'épuisement actuellement. Poussé par un appelle interne, Filius se leva puis marcha dans la direction d'où provenait cette agréable symphonie. Cette musique le faisait sentir si bien, il ne désirait que s'en approcher. Une dizaine de pas plus loin, Filius aboutit dans une toute petite clairière des plus charmante. Par une petite trouée du plafond de la forêt, irradiaient quelques rayon de soleil illuminant la place. Au centre, une petit rigole d'eau claire et pure coulait sur des galets en reflétant les couleurs de l'arc-en-ciel. Et le sol mou et spongieux était couvert d'une douce mousse verte et de champignons aux couleurs flamboyantes. Tien, la forme de ces champignons lui était familière. Cela lui se rappelait un certain cours de biologie. Ha et puis il n'avait pas le goût de réfléchir, il se sentait si reposé ici. Un petit coin dégagé le long du ruisseau semblait particulièrement confortable. Peut-être qu'il pourrait s'y étendre un moment, Filius avait l'impression qu'on l'y invitait. Comme à demi ensommeillé, Filius étendit par terre son long corps engourdit. Le sol était si confortable, il avait l'impression de s'enfoncer dans la mousse végétale. Une bouffé d'air frais s'engouffra dans ses poumons, Filius était en extase. Il ne s'était pas senti aussi bien depuis très longtemps. Tous ses problèmes, et même tous les problèmes du monde s'étaient dissipé pour laisser place à un univers de paix et de sérénité. Tien, des petites bestioles venaient de lui apparaître sur les jambes. Rigolo, sa ressemblait à des hommes miniatures avec de drôle de visage. Sans réaction, Filius les regarda grimper sur ses jambes. Puis, les petites créatures empoignèrent des lances minuscules, et se mirent à picorer les jambes de Filius. Avec grand intérêt, il observa ses petites choses s'activer ardemment. Pauvre petite créature se dit Filius avec compassion, elles qui travaillaient si fort pendant que lui se reposait grassement. Et ces petites bestioles devaient vraiment travailler très dure, car la surface sur laquelle ils se tenaient se tâchait de rouge. C'est à ce moment qu'un terrible hurlement balaya la petite crique. S'il n'avait pas été dans un tel état d'euphorie, Filius aurait sans doute fait un infarctus. Du coup, toute les petits bonhommes déguerpirent expressément. Hey, mais où vont-ils comme ça se demanda Filius avant de perdre connaissance.
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