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Gorish marchait nonchalamment à la suite de la petite chose verte et rouge qui sautait partout. Il la suivait ainsi depuis qu'elle l'avait délivré du tronc d'arbre sous lequel il s'était malencontreusement retrouvé coincé. Cette scène avait d'ailleurs marqué l'esprit égaré de Gorish. Quelque chose dans cette action l'avait profondément touché, mais l'orc ne réussissait pas à comprend de quoi il s'agissait. - {PAL} Allez, tu viens! Ce n'est pas encore le temps de prendre une pause, cria une petite voix aiguë au devant.
Une fois encore, Gorish s'était arrêté sans s'en rendre compte. Cela se produisait à chaque fois qu'il réfléchissait en marchant. Il s'agissait probablement d'une incapacité de son cerveau à faire deux choses simultanément. Il reprit donc le pas. Où en était-il déjà? Ha oui, à essayer de comprendre ce qui s'était produit lors de sa rencontre avec Palin. Après avoir déclaré ses intentions, le petit bonhomme s'était approché de l'arbre abattu, puis l'avait soulevé permettant ainsi à Gorish d'en sortir. Ce petit personnage devait véritablement posséder une force stupéfiante. Mais ce n'est pas ce point qui avait marqué Gorish. C'était plutôt le simple fait que quelqu'un se soit porté à son secours. Chez les orcs, c'était chacun pour soi, de la naissance, à la mort. Lorsqu'un guerrier se blessait au combat, on prenait ses armes et retournait dans la mêlée, laissant le pauvre estropié agoniser seul. C'est toujours ainsi que cela se passait, c'était bien ainsi. Mais là, ce Palin avait contrevenu aux règles fondamentales orciennes. Pourquoi s'était-il porté à son secours plutôt que de lui marcher dessus? C'était un comportement plutôt inhabituel face à un orc, mais pas complètement déplaisant devait-il avouer. Lorsqu'il avait été secouru, pour la toute première de sa vie, Gorish s'était senti aidé. - {PAL} Mais qu'est-ce que tu as ce matin? Allez, on repart! appela la petite voix au loin.
Gorish se remit en marche. Oui, c'était bien cette chose qui l'avait marqué. Il avait sentit qu'un autre individu ne lui voulait pas mal immédiat, et ça c'était un tout nouveau sentiment pour l'orc. Mais ces actes de bontés ne s'étaient pas arrêtés là. Par la suite, le petit homme lui avait parlé sans l'asséner de coups de bâton. Et même tout récemment, il était aller lui chercher à manger, chose que jamais personne n'avait fait pour lui. Tout cela était très étrange pour l'orc qui n'avait pas l'habitude des relations interpersonnelles. Un sentiment inconnu commença à germer dans les profondeurs de son âme. Il devait bien exister un mot pour exprimer cette émotion, mais l'orc au vocabulaire déjà très restreint, n'en trouva aucun qui s'y associait. De toute façon il existait plein de chose que Gorish ne pouvait pas nommer, et cela ne le gênait nullement. Mais qu'importe. Malgré son manque plus que béant de vocabulaire, il pouvait au moins dire une chose, lorsqu'il était au côté de ce petit bonhomme, Gorish avait l'impression d'être un peu moins seul. Non pas cette solitude que l'on ressent lorsque qu'il fait noir et que le vent agite les arbres, mais une solitude plus fondamentale. C'était peut-être à cause du commérage incessant produit par la petite chose? Mais qu'importe, cette compagnie plaisait bien à Gorish. Lui qui dans son village natal d'orc, était constamment invité à aller voir ailleurs, était maintenant continuellement supplié à suivre quelqu'un. C'était différent, agréablement différent. Ce devait certainement être l'une des raisons qui motivait Gorish à continuer de suivre Palin. L'autre raison plus évidente, était qu'il ne savait plus où aller, et ce Palin lui, semblait parfaitement savoir ce qu'il faisait. Tien, en parlant du petit homme, le voilà qui revenait vers lui en courrant. Gorish avait dû encore accumuler trop de retard. - {PAL} ATTTEEENNNTTTIIIOOONNN DERIÈREEEEEE! cria Palin l'air paniqué.
Gorish se retourna lentement, n'ayant pas la vivacité d'esprit nécessaire pour paniquer. Derrière lui, se tenait un énorme et horrible scorpion blanchâtre toute pince ouverte. Alors ça, c'était quelque chose se dit-il. Avant même que Gorish ait pu ébaucher une autre pensé, le monstre fit quelques pas rapide dans sa direction, et lui enfonça sauvagement le dard de sa longue queue en pleine poitrine. Ouille! fit Gorish intérieurement. Plus rapide que le réseau neurologique de l'orc, le poison du scorpion se rependit dans son corps adipeux, paralysant ses membres tours à tours. Voilà que sa recommençait, soupira lassement Gorish.
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