Cristal Saga - Chapitre : A040
Cristal Saga
Personnage: Palin
jour : 6, 16h15
Chapitre 40
(530,130)
        
     Palin avait mit un peu de temps, ainsi que beaucoup de sueur, mais il avait finit par rejoindre Gaëlle. Elle s'était nichée dans le haut d'un arbre en l'attendant patiemment.
- {GAE}  Allez-tu viens? Ca va refroidir, invita Gaëlle.
     Malgré la fatigue, l'odeur du pain aux épices donna à Palin un dernier sursaut d'énergie pour grimper l'arbre. Entre les branches de la cime, Palin se trouva une petite place confortable près de Gaëlle, et se lança dans l'ingurgitation de son repas. Couplant le clapait à Palin, cet interlude eu l'effet bénéfique de produire un court moment de silence qui permit d'entendre les oiseaux chantés, les grenouilles croassées, et les roues d'un carrosse crissées. Effectivement, Palin s'aperçu qu'ils se trouvaient tout juste sous un chemin de terre battue. Malgré l'approche imminente d'un groupe d'étranger, Gaëlle ne manifestait pas la moindre crainte. Elle gardait le regard fixé dans la direction de la provenance du bruit. Puis finalement, Palin vue apparaître au travers des branchages, un joli chariot tiré par deux grands chevaux blancs. À son bord, un conducteur tenait les rênes à l'avant, tandis qu'à l'arrière, était assise une jeune femme élégamment coiffée vêtue d'une luxueuse robe blanche et verte ornée de perles et de dentelles. Gaëlle la suivit des yeux, d'un regard lourd et mélancolique. Le chariot disparu dans la poussière, tandis que Gaëlle fixait obstinément dans sa direction. Palin avait peu de connaissance en psychologie humaine, mais c'était déjà beaucoup à comparer de ce qu'il connaissait en logique féminine. Malgré tout, il identifia un certain malaise chez Gaëlle. Ne sachant trop comment aborder le sujet, il y alla avec sa méthode traditionnelle, c'est-à-dire, de pleine franchise.
- {PAL}  Tu n'aime pas le pain aux épices? demanda Palin incertain.
     Il y eu un moment de silence, qui plana en même temps qu'une feuille tomba de l'arbre. Palin alla proposer d'aller chercher autre chose, mais c'est avec chance qu'il se fit devancer par Gaëlle.
- {GAE}  Je crois que c'est une princesse, elle passe ici à tous les jours. Ça robe bleu est bien plus jolie que celle qu'elle portait aujourd'hui. J'aimerais bien avoir une robe bleue... moi aussi. Peut-être qu'on me trouverait tellement belle, qu'on me laisserait entrer dans les villages. Peut-être même...
     Une larme coula sur la joue de Gaëlle, et roula jusqu'à la racine de ses longues moustaches blanches. Palin senti sa propre gorge se sérer. Il savait qu'il aurait du dire quelques mots consolants ou porter quelques gestes réconfortants, mais la seule chose qui lui vient en tête, fut malheureusement ceci :
- {PAL}  Si ce n'est que cela, nous allons te trouver une robe bleue, et encore plus jolie que celle de la princesse, dit le petit lutin avec confiance.
     Gaëlle le perça d'un regard septique, mais la franche naïveté de Palin n'avait aucune faille.
- {GAE}  Ça coûte très chère les vêtements, et puis on ne me laisse même pas entrer dans les magasins.
- {PAL}  Ce n'est pas ce détail qui nous a empêcher de manger ce soir? répliqua Palin avec un clin d'oeil accentué.
     Sentant qu'il était sur une bonne voie, Plain continua sur sa glorieuse lancer.
- {PAL}  Il suffit de suivre ce chemin, et on devrait tomber sur le château de la princesse. Si elle passe par ici à tous les jours, c'est que le château ne doit pas être trop loin. Je suis certain qu'elle a beaucoup plus de robe qu'il lui en faut. Après tout ce n'est pas juste, c'est toujours les mêmes qui ont toujours tout.
     Gaëlle ne semblait pas convaincue pour autant, mais un petit quelque chose dans son regard disait qu'elle ne rejetait pas entièrement la proposition. Il fallait laisser le temps à l'idée de mariner dans les dilemmes de l'esprit, et demain le choix sera clair.
- {PAL}  Ce soir il est trop tard pour partir, on verra demain d'accord? conclu Palin.
     Gaëlle affirma de la tête et resta songeuse. Palin n'avait pas l'habitude de voler, ou lorsqu'il le faisait, ce n'était que par absolue nécessité, par exemple lorsqu'il avait faim. Mais après tout, pourquoi pas se lancer officiellement dans le métier? Il était las de quémander chaque bouché de pain et de vivre comme un pauvre expatrié. Le monde n'était pas juste avec lui, alors pourquoi il devrait l'être avec le monde? On l'avait injustement extradé de son chez lui pour un crime qu'il n'avait jamais commis. Si on le prenait pour un hors-la-loi, alors il allait en devenir un vrai de vrai. De plus, lui aussi avait un urgent besoin de nouveau vêtement, ce qui suffit à chasser toute culpabilité restante.
    
   
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