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Palin accroché au rebord de la fenêtre, leva le pouce en l'air à l'intention de Gaëlle, donnant ainsi le signal pour s'infiltrer à l'intérieur de la tour. C'était aussi le signal utilisé normalement pour dire que la voie était libre, que la porte était débarrée et que les pâtisseries étaient très bonnes. Selon Palin, c'était un signal multifonctionnel très utile. Gaëlle s'arqua le dos, puis d'un mouvement de gymnase surnaturel, sauta à l'intérieur pieds devant. D'un geste franchement moins agile, mais tout aussi rapide, Palin la suivit sans hésitation. Il atterrit à l'intérieur de la salle sur ces deux pieds, après une série de culbute non intentionnelle. Le petit lutin resta subjugué devant le décore qui s'offrait devant ces yeux. Les murs étaient couverts de truques et de bidules plus étranges les uns que les autres. Il y avait même une étagère de bocaux contenant des grenouilles exotiques. Certainement que Gaëlle trouverait sa potion parmi tout ce bric-à-brac. D'ailleurs, où était-elle rendu, se demanda Palin. C'est en la cherchant, que son regard tomba sur, et oui, il n'y avait pas de doute, son ami Galgaror. Ne pouvant contenir sa joie, et oubliant où il se trouvait, Palin l'interpella à vive voix. - {PAL} Hey Galgaror, c'est moi Palin! Ca fait un...
Pareille à une arbalète tendue qui libère sa flèche, Galgaror projeta son bouclier fendant l'air d'un lancer précis. Le large cercle argent alla heurter de plein fouet un autre homme que Palin n'avait pas encore remarqué. Le pauvre type prit de surpris, eu tout juste le temps de lever les mains pour parer le projectile. C'est à ce moment qu'un éblouissant rayon lumineux sortie en désordre des bouts des doigts de l'homme inconnue. S'en suivit un chaos aveuglant et multicolore, que plus tard, Palin compara à une boite de billes de couleurs que l'on brassait un peu trop vigoureusement. Les bocaux de verres explosaient, les bibliothèques prenaient en feu et les chandeliers étaient projetés dans tous les sens tandis que les rayons lumineux rebondissaient à un rythme effréné dans toute la pièce. Palin se couvrit la tête de ses deux mains, mais cela n'empêcha pas un rayon perdu de le frapper au dos, perforant ses habits et lui brûlant sévèrement la peau*. La vive douleur le fit sursauter en plus d'accélérer de beaucoup son système décisionnel. Fuir d'ici au plus vite, fut la commande qui lui monta au cerveau. Sans plus de réflexion, Palin resauta par la fenêtre qu'il venait tout juste traverser, quittant ainsi ce lieu de chaos.
* Les lutins possèdent naturellement une forte résistance à la magie. Pour qu'un sort arrive à leur brûler la peau, c'est qu'il doit être assez fort pour percer l'acier
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