Cristal Saga - Chapitre : A084
Cristal Saga
Personnage: Dalia
jour : 11, 11h00
Chapitre 84
Maison de Dalia
        
     Dalia referma doucement la lourde porte de bois de son humble chaumière. Après quelques délicates tentatives, elle dû se résoudre à envoyer un grand coup d'épaule afin faire tenir la porte gonflée dans son cadre de bois tordu. Discrètement situé sous le toit des arbres dans un coin éloigné de la forêt, l'endroit avait toujours rayonné d'un calme quasi mystique. La jeune guerrière avait le coeur gros. Sans vouloir se l'avouer ouvertement, elle savait qu'elle n'y reviendrait plus. Tant de souvenir était attaché à cette vieille maison. Elle habitait ici depuis sa jeune enfance. Sa mère l'avait élevé seule à l'écart de la société. Cultivant la terre et élevant des poules, elles étaient pratiquement autonomes. Seul quelques fois par année elles se rendaient au marché pour tronquer leur surplus contre divers biens de consommations. Ainsi allait leur simple vie au gré des saisons et du temps. Ce n'était pas toujours facile, mais en travaillant très fort elles arrivaient à manger à leur faim, la plus part du temps du moins. Oui, c'était des beaux jours qu'elle vécut ici avec sa mère. Mais un jour le rêve s'arrêta. Sa mère, épuisée par les durs labeurs quotidiens, tomba malade. Agé tout juste de 10 ans, Dalia tenta de soutenir leur rythme de vie à elle seule. Mais la tâche était trop grande pour un enfant encore trop jeune. Petit à petit, la maison se détériora ainsi que la santé de sa mère. Deux ans plus tard, à bout de ressource, Dalia décida d'aller chercher du travail. C'est alors qu'elle tomba sur le Chaudron Doré. L'aubergiste étonné par sa maturité et son énergie, ainsi que son charisme il va sans dire, l'engagea sur-le-champ. Le salaire n'était pas très élevé, mais les pourboires abondant rendaient le travail plus attrayant. Elle y travailla très fort, sept jours par semaine, de six heures le matin à très tard dans la nuit. Ce deuxième souffle permit à Dalia d'acheter certain précieux médicament pour sa mère en continuant de leur offrir un niveau de vie acceptable. Mais un jour, l'inévitable arriva, et sa mère décéda. Dalia pleura beaucoup cette perte, mais accepta le destin, comme sa mère lui avait apprit. Depuis, deux ans avaient passé sans que rien n'ait vraiment changé. Elle passait pratiquement tout son temps à l'auberge à servir les clients, pendant que la demeure continuait de se détériorer. Aujourd'hui le toit laissait passer l'eau comme un tamis, le planché étaient couvert de mousse, le foyer de pierre s'érodait et les murs ondulaient dangereusement. Aujourd'hui Dalia venait vider sa vieille chaumière des derniers bien précieux qu'ils y restaient, son sac à dos n'en fut pas à moitié plein. Ce qui restait n'avait plus grande valeur, ou du moins, n'en auraient plus pour très longtemps. Parmi les biens rescapés, se trouvait le merveilleux collier de sa mère. Ce bijou orné d'un diamant et couvert de gravure, devait bien valoir une fortune, mais sa mère n'avait jamais voulu le vendre. À son tour, Dalia ne pouvait se résigner à sans départir. Elle le passa donc autour de son coup en le glissant sous son armure, gardant ainsi un souvenir de sa mère. Traversant un terrain plat en jachère défraîchit, qui jadis fut une riche terre cultivée, elle se rendit face à un humble monticule de pierre, qui couvrait la dernière demeure de sa mère bien aimé. Maintenant vêtu d'armure et d'épée, elle s'agenouilla et fit ses derniers adieux.
- {DAL}  Ca y est, j'ai trouvé ma vocation, celle que je cherchais depuis si longtemps. Je me sens prête à affronter le monde maintenant. Je te remercie pour tous ce que tu m'as donné et tout ce que tu m'as enseigné. Le temps est venu d'entreprendre ma destiné. Ne t'en fais pas, je sens que tout va bien aller. Un jour je reviendrai, je te le promets.
     La larme à l'oeil, Dalia se releva. Depuis longtemps elle avait fait le deuil de sa mère, mais les départs ne sont jamais faciles. Bon, dit-elle en se secouant intérieurement, la journée est encore jeune, rien ne sert d'attendre plus longtemps, partons dès maintenant. À l'aventure, scandât-elle en lançant la marche.
    
   
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