Cristal Saga - Chapitre : A129
Cristal Saga
Personnage: Palin
jour : 16, 12h00
Chapitre 129
Ville de Coridus
        
     Palin se faufila rapidement parmi la foule active de la mi-journée. Être petit avait ces avantages, parfois. La nuit passée sous la pluie n'avait pas été très reposante, mais au réveil, l'idée de faire son entré dans la grande ville, l'avait mit sur pied en un rien de temps. Palin aimait bien la ville, même si celle-ci ne lui rendait pas très bien. Il aimait se retrouver en plein coeur des foules et entendre tout ce monde parler et crier. Cela brisait avec l'habituel silence isolé qui l'accompagnait en forêt. Pour Palin, ces centres urbains étaient une véritable fontaine de vie. Mais le problème avec les villes, c'est que les nouvelles se répandent vite. Ainsi après seulement quelques jours de vagabondage autour d'un cartier, on le recevait à grand coup de pied au derrière. Mais les villes ont aussi la mémoire courte. Il suffisait de se retirer durant quelques mois, ou une année selon le nombre de tarte empruntée, et on était oublié. En espaçant ses visites, Palin arrivait à profiter périodiquement des petits plaisirs de la ville sans s'attirer trop d'ennui.
- {PAL}  Hey! Attention où vous mettez vos pieds, cria le petit Palin à l'intention d'un gros marchand qui était déjà rendu bien loin.
     Il y avait toujours un lot d'impoli, mais un bon jeu de pied permettait d'éviter la plupart des incidents. Voila, Palin arriva dans son cartier préféré, l'aller des boulangeries, avec ces odeurs de pain chaud, de tarte sucré et ces multiples points de dégustation. Enfin, Palin supposait qu'il s'agissait bien de point de dégustation. Sinon, pourquoi présenterait-on toute cette nourriture alléchante sur les comptoirs extérieurs? Maintenant, il fallait trouver un petit quelque chose à manger pour apporter à Gaëlle, car d'expérience, Palin savait que les cuisiniers des prisons ignoraient le principe du déjeuné-dîner-souper. Voila qui devrait faire l'affaire! À sa droite, se trouvait un accueillant petit comptoir présentant une multitude de pain, pâtisserie et viennoiserie. Ignoré de tous, Palin s'approcha d'un air distrait. Il leva furtivement la main, mais au moment de saisir une baguette, une odeur de cerise sucrée lui chatouilla les narines. De la tarte aux cerises, excellente idée! Le problème était qu'elle se trouvait à l'intérieur du bâtiment. Problème qui aurait pu en être un si Palin n'était pas un lutin. Une seconde de concentration suffit, et la tarte s'éleva magiquement de l'étagère. Avant que les premiers murmures d'affolement affluent, Palin courait déjà dans la foule tarte à la main. Voila, ce n'était pas plus compliqué que ça. Évidement, ce n'était pas bien de voler, Palin le reconnaissait. Mais lorsque l'on n'avait pas d'argent, et que l'on avait besoin de manger... Mais un instant, il avait de l'argent! Son vieil ami Galgaror lui avait remit une pleine poigné de pièces. Il avait les moyens de payer cette tarte, pour une fois. Arrêtant brusquement, Palin fit demi-tour en direction de la boulangerie. Une certaine fierté s'empara de lui. Il allait loyalement payer cette tarte, et devenir un citoyen exemplaire. Cette pensé emplissait Palin d'orgueil. Plus besoin de manger en courant ni de grimper sur les toits avec son repas sous le bras. C'est avec plein de bonne volonté que Palin se présenta devant le chef boulanger.
- {PAL}  Bonjours messieurs, j'aimerais vous... commença à dire Palin.
- {NPC}  ESPÈCE DE PETIT VOLEUR! AU VOLEUR! cria le boulanger en pleine émois.
     Mais qu'arrivait-il? Il voulait simplement payer la tarte, il ne voulait pas la voler, pas cette fois du moins. Une main arriva pour l'agripper au colet. En un clignement d'oeil, Palin se retrouva derrière son prédateur, lui envoya un coup de pied derrière les genoux, glissa entre les jupes d'une bourgeoise,
- {PAL}  Pardonnez-moi madame.
     et plongeant entre deux caisses pour finalement user de son pouvoir de camouflage. Et bien, en voila une expérience déconcertante constata tristement Palin. Lorsqu'il volait, on le chassait, et lorsqu'il voulait payer, on le chassait aussi. Franchement ces humains n'étaient pas toujours faciles à comprendre. L'intégration à une société étrangère n'était vraiment pas une chose aisé. Mais toute déception fut balayée par un élan d'arôme montant de la tarte aux cerises encore chaude. Avant de la partager avec Gaëlle, mieux valait s'assurer que cette pâtisserie était de qualité. Assit derrière les caisses, Palin s'en coupa un morceau de dégustation.
    
   
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