Cristal Saga - Chapitre : A180
Cristal Saga
Personnage: Galgaror
jour : 19, 7h15
Chapitre 180
Mont Taris-Atar
        
     Galgaror regarda avec une certaine mélancolie le dernier faisceau de lumière se rétracter par le portail d'entré. En ce début de journée, l'astre diurne lui avait fait une belle surprise. Intentionnellement où non, l'entré dans la montagne avait été orienté directement vers le point du levé de soleil. Ainsi durant près d'une heure, l'immense hall avait été immergé de l'éblouissante lumière du soleil levant. Cela avait permit en autre à Galgaror d'avoir une parfaite vue d'ensemble sur la salle où il avait élu domicile la veille. Sous ce nouvel éclairage, le lieu paraissait beaucoup moins austère. Tel qu'observé la nuit dernière, la vaste salle était parsemée de larges colonnes alignées supportant un haut plafond en voûte. De plus, la lueur du jour avait découvert une mystérieuse porte métallique tout au fond du grand hall. À ses allures mystiques, son ouverture allait certainement relever des qualifications de la magicienne. D'ailleurs, celle-ci dormait encore profondément derrière une large colonne. Galgaror commençait à regretter de l'avoir attiré dans cette épopée désespérée. Elle était bien trop jeune, la vie lui réservait encore tant de chose. Depuis son réveille, une lourde mélancolie pesait sur les larges épaules du guerrier. C'était peut-être à cause de ce mystérieux rêve qui l'avait bouleversé en pleine nuit. Galgaror rêvait très rarement, et lorsqu'il le faisait, il s'agissait généralement de scène de combat ou de victoire. Chose certaine, aucun de ses rêves passés ne s'étaient approchés de ce qu'il avait vécu cette nuit. Mais qu'importe, l'aventure devait poursuivre son cours, il était trop tard pour rebrousser chemin. À vrais dire, dès que ce plan lui était apparu à l'esprit, il était déjà trop tard. Le destin en était celé. Inexorablement tirés par la monté de l'astre, les derniers rayons de soleil quittaient la grande place. Galgaror regardait avec tristesse l'aurore quitter les lieux. Un indéfinissable pressentiment naissait en lui, comme si c'était la toute dernière fois que son vieux corps était couvert par la chaude lumière du soleil.
    
   
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