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Galgaror glissa à l'intérieur de la salle, la main posée sur la garde de son épée. Le long et pénible escalier avait finalement prit fin face à l'entré d'une nouvelle chambre. Au travers du portique, se répandait une douce et chaleureuse lumière. Bien que faible, Galgaror pouvait reconnaître d'entre mille le rayonnement de l'astre diurne. C'était la première fois depuis leur entré dans la montagne qu'ils sentaient la lumière du soleil. Mais ce n'est pas ce détail qui inquiétait le grand guerrier. En écho du fond de la pièce, provenait des chants religieux psalmodiés dans une langue inconnue. Même la magicienne n'avait pu identifier le dialecte utilisé. Les chants étaient composés de syllabes simples étirées jusqu'à en perdre leur sonorité. Galgaror tenta de comptabiliser le nombre de personnes se trouvant dans la pièce grâce au son émit. Mais en vains, ils pouvaient aussi bien être cinq que cent. Définitivement, quelque chose n'allait pas avec ces chants, et cela troublait le vieux guerrier. Prudemment, il se glissa par le portique pour découvrir une salle d'une dizaine de mètres de diamètre... totalement vide. Il n'y avait personne. Pourtant les chants continuèrent leur mélodie sans prêter le moindre intérêt à l'intrus qui venait d'apparaître. Une observation attentive fut nécessaire pour comprendre ce qu'il en s'agissait. Au travers des parois de la montagne, des centaines de petits trous avaient été creusés avec art et doigté. De telle sorte que, lorsque le vent soufflait à l'extérieur (ce qui était en continue vue l'altitude), les murs émettaient ces étranges chants divins. Galgaror était impressionné et amusé. Pour avoir réussit à semer le doute dans l'esprit vigilant et expérimenté du guerrier, l'illusion devait être parfaitement réussit. Soulagé de ne pas devoir lever son épée, Galgaror s'adossa contre un mur et relaxa. En fermant les yeux, on pouvait presque distinguer la chorale des chanteurs tout drapés de blanc. Ces chants étaient étrangement apaisant, comme s'ils invitaient les voyageurs égarés au repos. D'après l'intensité des rayons du soleil, Galgaror évaluait que l'heure du souper arrivait. Le moment était idéal pour une longue pause.
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