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Galgaror fixait du regard le mince filet lumineux qui grimpait tout tranquillement à la surface de la porte. De l'une des multiples cavités de cette étrange salle, se glissait les premiers rayons du soleil levant. Vraiment, cette construction était une merveille d'ingéniosité. D'après les observations de Galgaror, d'ici une quinzaine de minute, le filet lumineux aurait atteint le centre de la porte, et alors celle-ci s'ouvrirait. Enfin, si sa supposition était bonne, mais le vieux guerrier n'en doutait pas. Tout dans cette montagne semblait avoir été prévu pour permettre une ascension sans encombre. C'est avec un calme absolu, que Galgaror attendait l'ouverture de la porte. Le vieux guerrier se trouvait dans un état de tranquillité quasi-anormal. Il s'apprêtait à engager le plus grand combat de sa vie, et il se sentait plus serein qu'il ne l'avait jamais été. Peut-être que ces étranges chants religieux soufflés continuellement par les murs de cette chambre aidaient à apaiser son esprit, ou peut-être qu'il s'agissait d'autre chose. Généralement, les nuits qui précédaient les grandes guerres, Galgaror ne dormait pas, préférant réviser ses stratégies ou réajuster les pièces de son armure. Mais cette fois, il avait passé la nuit sous un profond sommeil serein. À vrais dire, c'était peut-être la meilleure nuit qu'il n'avait jamais passé. Même le vin n'avait jamais réussit à lui causer un tel état de quiétude. Sans pouvoir clairement l'expliquer, Galgaror comprenait la raison de cette soudaine quiétude. Cette insatiable désire qui toute sa vie l'avait poussé à toujours dépasser ses limites, était sur le point de s'éteindre. Ayant consumé tous les épreuves et les défis possibles, ce désire allait maintenant s'éteindre. Ce n'est qu'une fois libéré de ses désirs, que l'homme peut atteindre la divine sérénité. Et pendant ce temps, le filet lumineux continuait son inexorable progression vers le centre de la porte.
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