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Galgaror commençait à perdre patience, ce qui n'était pas une bonne chose pour son entourage. Assit dans un coin de l'auberge, il broyait du noir en attendant son repas. Des cuisiniers avaient déjà été passé au fouet pour avoir fait attendre Galgaror moins longtemps que ça. Mais ici n'était pas son royaume, et il ne possédait pas la toute puissante autorité dont il bénéficiait là-bas. Dans son royaume, il était reconnu, admiré, et craint. Malgré son age respectable, personne n'osait le défier ni le contredire, il dirigeait seul en maître absolu. Il pouvait commander ce qu'il souhaitait, et tout le monde se plierait à sa volonté. Bien que cette position aurait pu fournir une grande satisfaction à bien des hommes, Galgaror s'en était lassé. Pour lui, cela été devenu routinier et sans défis. Même les jeunes guerriers qui prétendaient au trône se tenaient à bonne distance. Il avait vaincu les peuples ennemis, annihiler les rébellions, levé des armés, érigé des fortifications... Et maintenant quoi? qu'est-ce qu'il lui restait à faire qu'il n'avait pas déjà fait? - {DAL} Hé ho messieurs! Cela fait trois pièces, je n'ai pas toute la soirée, interpella une voix toute proche.
Durant ses sombres réflexions, un plat était apparu devant lui, une chope de cervoise à sa gauche, ainsi qu'une serveuse à sa droite. Il se retourna vers elle prêt à déverser la rage qu'il mâchait depuis déjà trop longtemps. Mais en la regardant en face, il se ressaisit et reprit son calme. Pourquoi blâmer cette pauvre fille de cuisine de tous ses malheurs? Mais qui était-il devenu pour s'en prendre au premier passant? Il fouilla dans la bourse attachée à sa ceinture et en sortie une pièce d'argent, qui à elle seule, valait bien 10 fois le prix du repas. - {GAL} Gardez le change, dit Galgaror d'un ton bas en posant la pièce sur la table. - {DAL} Merci bien messieurs, dit-elle avec un sursaut de vie dans la voie en prenant la pièce.
Galgaror sourit. Elle ne s'était pas fondue en remerciement, ni même insisté pour allonger les services. C'était le genre de comportement que Galgaror aimait, franc et direct. Ca voix lui rappelait quelques choses aussi, mais il avait connu tellement de femme dans sa vie. Il avait rencontré les plus belles déesses vivant en ce siècle, conquis les coeurs les plus purs et touché les peaux les plus douces. Maintenant, que pouvait-il espérer de mieux? Existait-il simplement quelque chose de mieux, ou était-il condamné à refaire ce qu'il avait déjà fait?
Sur ces déprimantes pensés, la porte de l'auberge s'ouvrit brusquement. Une petite femme habillée tout de rouge et d'or entra d'un pas assuré tout en essayant d'attirer un maximum d'attention. Sa présence apporta rapidement le silence dans l'auberge. Elle était certainement belle avec ces habits extravagants aux couleurs flamboyantes, et son visage déterminé aux traits parfaitement maîtrisé. Mais Galgaror reconnu le genre, et savait par expérience, qu'elle n'apportait rien de bon. D'un grand trait, il calla le restant de sa cervoise, puis se retira dans sa chambre pour finir son repas.
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