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Galgaror admiratif, leva la tête pour observer le Grand Portail de Beror. Après son incident à chevaux, il avait été forcé de ralentir l'allure. De toute façon, la magicienne ne semblait pas tellement en forme. Xédriana avait même laissé bonnement repartir un marchand itinérant qui les avait impunément abordés, preuve que les choses n'allaient pas. La magicienne devrait être en pleine possession de ses capacités lorsque viendrait le moment d'ouvrir le portail des dieux. Galgaror avait donc décidé de ralentir la cadence afin de la laisser se reposer. Arrivé sous l'immense arche des portes du Grand Portail, Galgaror décida, ils allaient passer la nuit ici. La construction était impressionnante, même pour un vieux guerrier qui avait voyagé au travers le monde. Le portail avait été érigé au point le plus plat de la grande chaîne de montagne, là où traversait la seule route praticable. Reliant les deux montagnes les plus rapprochées, le portail faisait près de 200 mètres de longueur, sur 20 de hauteurs. Construit avec d'immense bloque de pierre taillé, sa solidité ne pouvait pas être mit en doute, et ce, même plusieurs siècle après sa construction. Cet ouvrage gargantuesque avait été entreprit par l'empire du Beror qui, dans ces temps reculés, avait voulu se protéger de l'envahissement des orcs venant de l'est. Cette imposante barrière avait tenu les orcs à l'écart de la civilisation et permit à l'empire du Beror de prospérer durant des générations. À l'abri des assauts, l'empire du Beror développa une puissante armée destinée à exterminer cette vermine. Lorsque tout fut fin prêt, on amassa dix milles soldat surentraînés devant le portail. Au levé du soleil, les grandes portes s'ouvrirent laissant couler sur les terres des orcs l'armé des hommes. Le génocide fut pratiquement total, ne laissant plus que quelques individus errants. Après que la menace fut éradiquée, on retira les immenses portes de bois du portail, laissant libre passage aux marchands et aux voyageurs. C'est ainsi que le racontait l'histoire. Galgaror avait peu d'intérêt pour les faits historiques en général, mais les grands guères, il appréciait. - {GAL} Arrêtons-nous ici pour la nuit, commanda Galgaror. - {XED} Il fait encore clair, on peut continuer, répliqua durement Xédriana. - {GAL} Non, il est trop dangereux de traverser le col des montagnes dans la pénombre. Attendons à demain.
Galgaror aurait traversé une tranché d'orc les yeux bandés. Mais il savait qu'en donnant un argument convaincant, la magicienne accepterait de se reposer. Ils passèrent silencieusement sous le grand portail. Loin au-dessus de leur tête, de vieux squelettes d'orc se ballottaient encore au bout d'une chaîne, vestige d'une lointaine guère passée. Un silence oppressant régnait sous la grande arche du portail. Seul le grincement des chaînes des défunts répercutait entre les larges murets. Rendu de l'autre côté, Galgaror repéra une construction secondaire attachée au flan du mur. D'un coup de pied affirmatif, il en disloqua la vieille porte. L'intérieur de la cabane avait visiblement servit à mainte reprise de gîte de passage pour les voyageurs itinérants. Toutes les commodités courantes avaient été aménagées. Ce qui pour Galgaror se résumait à bien peu de chose, un lit surélevé, et un foyer prêt à irradier. Le grand guerrier laissa la petite magicienne se mettre à ses aises à l'intérieur de la chambre, tandis que lui, alla marcher près du portail. Longeant sa surface, il observa les pierres en place depuis des centaines d'années. C'était un travail solide, comme il en avait peu dans ce monde. Galgaror se demanda si après son affrontement avec les dieux, on allait lui élever un monument comparable à ce mur. En profonde réflexion, il passa la main sur les antiques pierres froides. Ici et là, on pouvait voir des coups de haches et de flèches bariolant la surface des pierres. Peut-être c'est ce qu'il devait faire afin de laisser sa marque dans l'histoire des hommes : Élever un titanesque monument à l'image de sa gloire et de sa force. Une construction qui durant des siècles et des siècles, feraient frémir les hommes passant à ses pieds. Un emblème immortel de sa personne, qui traverserait le temps et les ages sans perdre de vigueur. Galgaror leva la tête regardant s'étirer la paroi parfaitement droite vers le ciel. Et puis non, les constructions ce n'étaient pas pour lui. Le vieux guerrier n'avait aucune notion d'architecture, et cella ne l'intéressait nullement. Il devrait engager un architecte ainsi qu'une multitude de travailleur. Cela ne serait pas son oeuvre à lui. Non, il était un guerrier, et ferait sa marque comme guerrier. Soi, en défiant le plus puissant des êtres de ce monde. Oui, il irait affronter les dieux, et il vaincrait. D'un mouvement rapide comme l'éclaire, Galgaror sorti sa formidable épée, et d'un trait net, frappa le mur de pierre. Une ligné d'étincelle jaillit, laissant sur son passage un profond sillage. Voilà, il avait laissé sa marque. Finalement, les constructions n'étaient toujours qu'un assemblage de pierre, alors que, l'épreuve qu'il envisageait, était un acte d'héroïsme qui ne sera jamais égalé. Oui, il était un guerrier, le plus grand des guerriers, et il allait le prouver. Galgaror rangea son épée, et alla rejoindre Xédriana dans le refuge de fortune.
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